Communiqué après le CA du 9 juillet : les frais d’inscription en césure enfin revus à la baisse !

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Le conseil d’administration (CA) de l’ENS de Lyon s’est réuni ce matin pour la première fois depuis le 16 décembre dernier. À l’ordre du jour figuraient les modalités de réunions du conseil à distance, les frais d’inscription au diplôme de l’ENS de Lyon, le financement du doctorat, les rémunérations des jurys de concours, l’exonération des frais d’inscription pour les étudiant⋅es étranger⋅es. Deux élu·es étudiant·es étaient présent·es à ce CA qui comprenait exceptionnellement une majorité d’élu⋅es.

Vos élu⋅es obtiennent la division par deux des frais d’inscription en césure

Le CA, compétent pour décider des tarifs spécifiques du diplôme de l’ENS de Lyon, avait jusqu’ici fixé les droits d’inscription à 213 € par an pour une année du diplôme, et à 142 € pour une année de césure. Nous nous opposons de longue date à ces droits d’inscription en césure dont nous avons demandé une diminution à plusieurs reprises, rejoint⋅es en cela par les délégué⋅es des formations de l’École.

La présidence proposait la reconduction des frais d’inscription pour la rentrée prochaine. Nous avons donc amendé le texte proposé pour introduire une diminution par deux de ces droits d’inscription, a été adopté par la majorité des élu⋅es ainsi que par certain⋅es membres extérieur⋅es du conseil, malgré l’avis défavorable de la présidence. Ce vote, qui ramène les frais d’inscription en césure à 71 € au lieu de 142 € pour l’année universitaire 2020-2021, est pour nous une victoire importante. Les droits d’inscription en césure, pour des étudiant.es qui ont parfois une double-inscription avec un diplôme national, doivent être modiques.

Nous saluons par ailleurs le choix de la présidence de reconduire la mesure d’exonération de frais d’inscriptions pour les étudiant⋅es étranger⋅es, également à l’ordre du jour de ce CA.

Notre attention constante à la démocratie universitaire et au dialogue inégalement récompensée

Au cours du CA, une délibération sur le déroulement des conseils à distance a également suscité d’importants débats. Dans sa version initiale, le texte proposait d’autoriser les délibérations à distance même en dehors d’un état d’urgence sanitaire, ce qui nous a paru problématique car des dispositions d’urgence ne doivent pas devenir pérennes. Nous avons donc :

  • proposé, en accord avec l’ensemble des autres élu⋅es, que les conseils ne puissent se tenir par simple échange de mail comme le proposait la présidence ;
  • soutenu un amendement demandant que les conseils à distance ne puissent se tenir que durant l’état d’urgence sanitaire, et qu’ils ne concernent que les affaires courantes.

Ces modifications ont été adoptées, ce dont nous nous félicitons : nos débats méritent d’avoir lieu en présentiel, il en va de la capacité de chacun⋅e à se faire entendre et de la sérénité des échanges.

Cette importance des conditions du débat est accrue dans le contexte d’une accélération du projet d’université-cible (Idex) : le vote exigé de notre CA par la ministre, qui doit intervenir avant le 30 septembre, doit avoir lieu en présentiel.

Les élu.es étudiant.es ont par ailleurs participé à la rédaction d’une motion commune avec les autres élu⋅es du CA qui rappelle la nécessité d’un débat ouvert pour pouvoir se prononcer en toute connaissance de cause sur un projet qui suscite des inquiétudes légitimes. Cette motion a permis une discussion intense sur le projet de fusion mais nous regrettons qu’elle n’ait pas été mise aux voix par le président en dépit des demandes répété⋅es du CA.

Les avancées obtenues lors de cette séance du CA nous soulignent l’importance du dialogue que nous menons, lequel a permis de construire des améliorations substantielles des textes proposés. Elles montrent aussi que la démocratie universitaire, exceptionnellement respectée dans ce CA où la mise en minorité des élu⋅es est la norme, permet l’installation d’un dialogue réellement propice à l’expression de chacun⋅e et à la construction de propositions partagées. Nous appelons de nos vœux une poursuite sur ce chemin, qui serait bénéfique à l’ensemble de la communauté de notre école.

À l’inverse, le refus de mettre au vote un texte travaillé par l’ensemble des élu⋅es du CA est un signal particulièrement négatif. Alors que des transformations profondes de l’École sont engagées, tout le monde doit jouer le jeu du dialogue.

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